(english below)
Bellica. Guerre, histoire et sociétés
Appel pour le numéro 8, livraison de juin 2028
« Guerre et musées »
sous la direction de Bernard Gainot et François Lagrange
Ce numéro de la revue Bellica (2818-873X, CC BY-NC 4.0), qui paraîtra en juin 2028, a pour ambition de regrouper des articles autour du thème « Guerre et musées ». La revue invite les chercheuses et les chercheurs à soumettre une proposition d’article original sous la forme d’un résumé de 250 mots (contenant un titre provisoire, une problématique et une description du projet ainsi que les axes dans lesquels il peut s’insérer) et d’un CV à revue-bellica@uqam.ca, avant le 7 juillet 2026.
Les autrices et auteurs seront attentifs à mentionner la rubrique dans laquelle s’inscrit leur proposition (dossier de varia, Débats et perspectives ou Atelier de la recherche) et veilleront à respecter la ligne éditoriale de celle-ci (voir la Présentation de la revue) ainsi que les normes rédactionnelles (voir les Recommandations aux auteurs). En cas d’acceptation, les articles devront être livrés le 1er juin 2027 pour être soumis à un processus d’évaluation par les pairs en double aveugle. Les évaluations porteront tout particulièrement sur l’originalité, la pertinence et la qualité scientifique des travaux.
« Guerre et musées »
De prime abord, tout oppose la guerre et le musée : la guerre détruit, le musée conserve. Pour autant, la guerre et le musée n’appartiennent pas au même plan de réalité. La guerre est une activité humaine très ancienne – qui remonte au moins à la préhistoire –, variée – un caméléon, selon la fameuse image clausewitzienne – et d’une extension que l’on peut très tôt qualifier de quasi-universelle. Le musée, lieu, mot et notion, n’apparaît véritablement, lui, que dans le courant du xviiie siècle, en Europe. Il s’y ancre, avant de se transformer et de se diffuser dans le monde entier (Krzysztof Pomian).
Cet appel à contribution propose d’ouvrir très largement les perspectives, au risque, assumé, d’aborder les problématiques à petite échelle. Il s’intéresse, dans des champs d’interrogation souvent abondants, et parfois fortement polarisés, à la fois à l’institution des musées et de leurs collections face à la guerre ; à la médiation à partir de ces institutions et collections spécifiques ; et au travail de recherche scientifique réalisé au sein des musées.
I – Historique, héritages, trajectoires : l’institution musée face à la guerre
Deux questions se posent d’abord. Celle du contenant (le musée et ses typologies plus ou moins spécifiques liées à la guerre) et celle du contenu (les collections, avec tous les processus de conservation, d’acquisition et de restauration).
Les musées : une institution spécifique
L’attention pourra d’abord se porter sur la notion de musée dans son histoire, perçue aujourd’hui comme hautement problématique : se voulant, au moment de son avènement en Europe sous sa forme « beaux-arts », figure d’un « universel encyclopédique » (K. Pomian), il est aujourd’hui remis en cause comme « universel de surplomb » (Souleymane Bachir Diagne) devant évoluer vers un « universel latéral » (S. B. Diagne), voire dénoncé comme « puissant dispositif de ségrégation » (Achille Mbembe).
Le traitement de l’histoire et plus encore de la guerre implique un décalage avec le modèle initial du musée, qui est celui du musée des beaux-arts, car l’esthétique n’est pas première dans un musée d’histoire militaire. Il y a eu, en son temps, « distinction radicale » entre « objet esthétique » et « objet ethnographique » (Jean-Loup Amselle). Comment et où situer « l’objet historique » ? Dans un musée de Beaux-Arts, on peut valoriser le « choc esthétique » qui, selon Malraux, procure contemplation et délectation : l’œuvre se suffit alors à elle-même. Tel n’est pas toujours le cas pour un musée d’histoire, où l’agencement des collections est recherché pour construire une narration. La médiation est essentielle et constitutive du rapport avec le public.
Ce premier constat ouvre un second point de réflexion, plus typologique, mais tout aussi important, celui des définitions. Il existe au moins trois cercles d’approche : celui de musée (voir définition ICOM[1]), celui de musée d’histoire (définition IAMH[2]) et celui de musée d’histoire militaire (voir définition ICOMAM[3]). Deux autres notions recoupent, jusqu’à un certain point, ces définitions : celle de musée national et celle de musée d’institution.
Il est alors nécessaire d’étudier et de comparer les histoires des différents musées d’armée(s), de guerre(s) et des mémoriaux (« faire toute une histoire de l’histoire des collections », Annette Becker), si nombreux, si divers. Une poignée de noms suffit à illustrer la diversité des cas, parmi les plus connus : musée de l’Armée des Invalides à Paris, Historial de Péronne, Mémorial de Verdun, Royal Armouries de Leeds, National Army Museum et Imperial War Museum à Londres, Militär Historisches Museum der Bundeswehr à Dresde, musée canadien de la Guerre à Ottawa ou encore National Museum of the United States Army à Washington DC. Il convient aussi de faire une part aux musées maritimes, comme le musée d’histoire de la marine, dans le quartier de Belém à Lisbonne.
Cette brève énumération suffit à faire apparaître toute une série de variables, avec leurs multiples combinaisons : histoire institutionnelle des établissements (en France, de l’esquisse d’un premier musée de l’Artillerie en 1797, à la création d’un Musée historique de l’armée en 1896, puis d’un musée de l’Armée en 1905), inscription dans les dimensions nationale, régionale ou locale ; différences, toujours significatives, de coupures et de périodisations ; démultiplication des thématisations (musées militaires, mais aussi de milieux, dans des proportions évolutives : musée de la Marine à Paris, musée de l’Air et de l’Espace du Bourget ; musées d’armes ou de subdivisions d’arme : transmissions, blindés ; connexions avec les musées des beaux-arts, pour des rubriques sur les représentations [exposition 1917 au centre Pompidou-Metz en 2012]), ou avec les musées des arts et techniques ; relations des établissements musées avec des sites (ancien arsenal de Dresde, musée d’histoire navale à l’arsenal de Venise), monuments (Invalides, Chelsea) ou gestes architecturaux (nouveau bâtiment du musée canadien de la guerre ouvert en 2005) « porteurs ».
Les collections
« La collection est un ensemble d’objets naturels ou artificiels extraits des circuits d’activités militaires, soumis à une protection spéciale et exposés aux regards dans un lieu clos destiné à cet effet. La collection est universelle » (K. Pomian). Comparée aux musées de Beaux-Arts, la typologie des objets liés aux guerres est souvent très hétérogène (malgré l’existence de composantes plus ou moins sérielles – équipements, uniformes, armements), avec des différenciations chronologiques significatives dans la nature des collections (photographies et audiovisuels liés aux conflits contemporains). Il s’agira ici de s’intéresser aux pratiques, dont la variété est grande. La gestion des armes, des équipements et des uniformes adopte des formes variées ; par exemple, l’association armes/uniformes pour réaliser un artefact (le mannequin), qui est lui-même l’élément d’un parcours qui ouvre des perspectives ; tactique et stratégique, mais aussi d’histoire sociale ou environnementale. Se pose également la question de la constitution des collections. Le Musée de l’Armée des Invalides hérite partiellement, outre le musée de l’Artillerie, de diverses collections préalablement conservées au dépôt de la Guerre. En France, l’histoire de l’institution muséale est parallèle à la professionnalisation de l’instrument militaire. D’autres pratiques peuvent être évoquées, comme les confiscations révolutionnaires, qui ont constitué le noyau des collections de l’époque moderne (à partir du dépôt des armes anciennes, créé en 1794), les voies de la patrimonialisation (statut de l’objet muséifié, relations avec « les objets en situation de post-guerre » [P. Harismendy et Erwan Le Gall]), les modalités d’enrichissement (procédures d’acquisition, notamment dans le contexte des conflits contemporains, avec la prise en compte des développements des droits nationaux et internationaux [voir partie III sur les provenances]). Dans leur prolongement, on rencontre les problèmes essentiels de partis pris de restauration (question des trophées, des reliques [Odile Roynette], des répliques) et des nécessités de conservation préventive (attendus pour les présentations en salles, politique essentielle des réserves).
II – Les médiations dans les musées de guerre : Montrer/expliquer/transmettre
« L’objectif d’un musée d’Histoire est de présenter des collections […] en permettant la reconstruction problématique du passé pour une mise en perspective du présent » (Association internationale des musées d’Histoire : Éléments de définition pour un musée d’Histoire.)
Le discours « derrière » les collections (la muséologie)
On a évolué d’« un musée de l’objet à un musée d’histoire » (général Bernard Devaux), avec la mise en valeur de cette transformation, de la volonté d’exhaustivité accumulatrice à la sélection de plus en plus serrée des objets en vue d’une narration et de clefs de lecture, à travers l’évolution du statut des objets selon le contexte historique. À quelles fins ? Que transmet-on ? Si le musée d’histoire s’ordonne autour de deux pôles – mémoire et histoire –, il y a, fondamentalement, un troisième pôle, celui des collections.
La narration, qui lie ces différents pôles, n’est plus la même aujourd’hui que par le passé. On est, par exemple, passé du conservatoire des armes et des techniques (musée d’Artillerie à Saint-Thomas d’Aquin) à la fabrique du soldat et du roman national (musée historique de l’Armée en 1896 aux Invalides, en réaction à la défaite de 1870 et dans un contexte où les guerres du moment sont essentiellement des guerres coloniales). Cette narration est encore présente dans le décret 68-1074 du 20 novembre 1968 : « garder la mémoire des gloires militaires de la Nation, ainsi que le souvenir de tous ceux qui sont morts pour la Patrie »), mais on passe à la condition quotidienne des soldats en campagne (après 1970), puis aux sociétés en guerre (xxie siècle). On peut distinguer des sensibilités nationales différentes (S. Wahnich), avec des accents portés sur l’héroïsation au Royaume-Uni (Imperial War Museum), sur le deuil en France (Péronne, Caen) ou sur la honte en Allemagne (« Guerre d’extermination. Les crimes de la Wehrmacht. 1941–1944 », exposition itinérante de 1995 à 1999). Les musées du monde anglophone incorporent souvent une vocation inclusive et critique, en lien avec des communautés spécifiques et avec la préoccupation d’un apprentissage de la paix.
Il faut aussi tenir compte, en contexte extra-occidental, des usages du musée dans les pays demandeurs de restitutions, dans la mesure où l’institution muséale, d’origine européenne, n’y a pas le même sens. Le regard des populations, qui ne se rendent pas spontanément dans un lieu d’exposition, est autre que celui des autorités portées à employer le musée dans un but touristique ou pour cimenter l’identité nationale. Ce regard décentré pose à la fois la question de l’universalisme de l’institution muséale, et celle du déplacement de la focale, qui se meut de l’objet au discours produit autour de la collection ; dimension pédagogique, dimension mémorielle ou dimension patriotique.
Outre la question générale de l’universalité de l’institution, on pourra considérer le musée comme lien, avec la tension structurelle, mais féconde entre histoire et mémoire, ainsi que la réception des collections ou des expositions par les publics. Le mémorial est une institution qui, au moins initialement, par nature, tend à privilégier la mémoire par rapport à l’histoire : le Mémorial de la Shoah à Paris, le Mémorial ACTe (Centre caribéen d’expressions et de mémoire de la Traite et de l’Esclavage) pour les victimes de l’esclavage à la Guadeloupe, le Mémorial de Verdun. Certaines institutions, comme l’Historial de la Grande guerre à Péronne, sont plus soucieuses de l’équilibre entre mémoire et histoire.
Deux modes d’exposition
Il convient aussi de prendre en compte la dichotomie entre salles d’expositions permanentes et salles d’expositions temporaires. Ces dernières permettent souvent d’aller à la rencontre des publics notamment en abordant des sujets sensibles (ainsi des guerres de décolonisation), de tester de nouvelles approches scientifiques et muséographiques. Il est plus délicat (et coûteux) de reprendre de fond en comble les salles d’expositions permanentes (comme à Dresde). Il faut aussi réfléchir aux aménagements des espaces d’exposition pour les rendre plus accueillants, à tous égards, aux publics dans toute leur diversité (y compris les publics empêchés), domaine dans lequel les musées du monde anglophone sont souvent pionniers.
La demande croissante d’illusion de réalité.
Cette demande suit notamment deux orientations, de plus en plus courues, et qui peuvent se combiner :
- le numérique et les dispositifs immersifs ;
- la reconstitution (et les artefacts).
Dans les deux cas, il s’agit de (re)trouver la réalité, ou du moins la sensation du réel. Cette idée toujours problématique, particulièrement dans le contexte de la guerre, introduit la notion d’immersivité, fréquemment mais non exclusivement associée au numérique. On peut alors se demander dans quelle mesure ces deux orientations, intégrées dans le cadre muséal, ne répondent pas, d’une certaine manière, au questionnement de Jean-Pierre Vernant sur les rapports entre l’histoire et le passé : « Les historiens n’ont pas pour ambition de faire revivre les événements passés, de les ressusciter dans leur chair et dans leur sang pour que les témoins s’y sentent chez eux, et soient de nouveau touchés et émus. Cela serait plutôt la tâche d’une œuvre d’art, d’un roman, d’un poème, ou d’un film de cinéma… Mais comment exprimer, par le moyen d’un récit ou de toute autre procédure textuelle « ce qui s’est réellement passé » ? (Œuvres, tome 2, Paris, Le Seuil 2007, La traversée des frontières, p. 2219-2250).
III – Le musée de guerre, un laboratoire : étudier, expliquer, comprendre
Le traitement de la question, toujours remise sur le métier, des provenances
La question des provenances se jumelle avec celle de l’inventaire et du récolement. Le récolement est la comparaison entre l’état réel d’une collection et l’inventaire, pour en vérifier le nombre, l’état, le sens. L’article 11 de l’arrêté du 25 mai 2004 définit cette opération « qui consiste à vérifier, sur pièce et sur place, à partir d’un bien ou de son numéro d’inventaire ; la présence du bien dans les collections, sa localisation, l’état du bien, son marquage, la conformité de l’inscription à l’inventaire avec le bien, ainsi que, le cas échéant, avec les différentes sources, documentaires, archivistiques, dossiers d’œuvres, catalogues ».
Cette étude régulière, méthodique et systématique, pose notamment le problème de la circulation des objets, des conditions de constitution des collections, avec la montée actuelle de la délicate question des retours d’objets et des restitutions, temporaires ou définitives (discours d’Emmanuel Macron du 28 novembre 2017 à Ouagadougou ; rapport Sarr-Savoy de 2018 ; rapport d’information du Sénat du 16 décembre 2020 ; rapport de Jean-Luc Martinez sur le « Patrimoine partagé : universalité, restitutions et circulation des œuvres d’art – Vers une législation et une doctrine françaises sur les “critères de restituabilité” pour les biens culturels » du 27 avril 2023), qui a engendré des débats passionnés.
Elle implique d’en revenir à la connaissance et à la contextualisation des acquisitions (déjà abordée dans la partie II sur les transmissions). Il y a un travail fondamental de recherche à poursuivre, car le cadre de l’acquisition doit être soigneusement instruit, quels que soient l’époque et le lieu concernés. Elles ne relèvent pas uniquement de la période coloniale (ex. les objets du palais du roi du Dahomey, ou Danhomè[4]), mais aussi de guerres sur le continent européen (exemple : le déménagement des œuvres d’art italiennes par les troupes de Bonaparte). Elles mettent en jeu une histoire du droit en contexte de guerre fort complexe, comme le rappelle Xavier Perrot (« Prises, butin, trophées, pillage, spoliation… Tentative de clarification, par l’histoire, d’un vocabulaire juridique équivoque »), ledit vocabulaire juridique ne recouvrant parfois qu’imparfaitement des situations souvent mal documentées, avec de ce fait un éventail des possibilités très étendu, du vol pur et simple au cadeau personnel ou diplomatique en passant par l’achat à vil prix. C’est pourquoi la restitution, le cas échéant, nécessite des précautions de nature juridique et culturelle.
Les objets des collections militaires, des « fragments de violence » (Bruno Cabanes) aux objets de la vie quotidienne
Ils sont lesvecteurs d’une connaissance de la culture matérielle de la guerre (les ustensiles du quotidien, l’histoire actualisée des costumes et des uniformes ou des jeux), d’une histoire de la guerre vue d’en bas, parfois plus ancrée dans le réel que celle des textes ou à tout le moins complémentaire, dans une dimension anthropologique et archéologique. On peut encore évoquer les plans-reliefs (Paris et Lille), vecteurs d’une connaissance des fortifications, et de l’évolution des paysages tant urbains que ruraux. Mais il faut en outre contextualiser leur usage comme outil du « roi de guerre » ou, plus simplement, du métier des armes. D’où un dialogue constant entre le réel et sa représentation, qui souligne tout à la fois l’opacité et la polysémie de l’objet, et en justifie l’étude comme laboratoire de la pluridisciplinarité : l’analyse métallographique des armures de la Renaissance (synchrotron) pour comprendre les conditions de leur production ; l’analyse des « anges mousquetaires » en Amérique latine, au croisement de l’histoire du costume, de l’histoire de l’armement, de l’histoire de l’art et de l’histoire des religions.
Annexes
Les musées, en tant que tels, selon la définition actualisée adoptée par l’ICOM[5] le 24 août 2022 : « Un musée est une institution permanente, à but non lucratif et au service de la société, qui se consacre à la recherche, la collecte, la conservation, l’interprétation et l’exposition du patrimoine matériel et immatériel. Ouvert au public, accessible et inclusif, il encourage la diversité et la durabilité. Les musées opèrent et communiquent de manière éthique et professionnelle, avec la participation de diverses communautés. Ils offrent à leurs publics des expériences variées d’éducation, de divertissement, de réflexion et de partage de connaissances»[6].
Les musées d’histoire, au sens, qu’en donne l’AIMH[7] : « il n’existait pas de définition claire du musée d’histoire, ce dernier se définit davantage par rapport à ce qu’il n’est pas (un musée des beaux-arts, par exemple) que par ce qu’il est. Ainsi, l’IAMH mène des discussions au sein de ce type de musées dont la principale spécificité est d’avoir des collections à caractère historique polyvalentes (d’art, de sciences et d’ethnologie). »[8] Approche que complète celle du Dictionnaire de muséologie de François Mairesse : « Catégorie de musée dont le projet scientifique et culturel porte autour d’un territoire (pays, ville ou région) ou d’un domaine spécifique (armée, médecine). La notion de musée d’histoire est relativement récente, au regard des musées d’art, de science ou d’archéologie »[9]. Ce qui n’empêche aucunement leur ample diffusion : « Le nombre de musées d’histoire, au sens large, représente aujourd’hui la catégorie la plus importante des musées à travers le monde (40% selon l’UNESCO, en intégrant les mémoriaux. »[10] Ce qui conduit à citer la définition de mémorial : « Musée ou centre d’exposition destiné à commémorer un événement, de nature le plus souvent tragique (Yad Vashem, officiellement désigné comme “Mémorial de l’Holocauste et des Héros” » (1953), mémoriaux de la Shoah, mémoriaux de la Résistance, mémorial de la Paix à Caen. La mission du mémorial est en ce sens essentiellement patrimoniale. On parle aussi de musée commémoratif. »[11] Pour clore, au moins provisoirement, cette série de définitions, il convient de mentionner la caractérisation séminale du musée d’histoire proposée par Marie-Hélène Joly : « C’est un lieu dans lequel on conserve et on montre des traces matérielles du passé pour évoquer un événement ou un phénomène dans une intention plus historique qu’esthétique ».[12]
Les musées d’histoire militaire, tels qu’ils se définissent dans l’ICOMAM[13], association qui « encourage l’étude des armes, de l’armurerie, de l’artillerie, des fortifications, des uniformes, des drapeaux et des médailles, et développe les relations entre les musées et les institutions chargées de la conservation et de l’interprétation de ces objets. Ce comité international est le seul à étudier de façon approfondie ce thème du point de vue muséologique. » Les objectifs en sont précisés : « L’approche de l’ICOMAM est historique, scientifique et objective, et s’inscrit toujours dans un contexte sociologique. Le comité vise à explorer aussi bien l’évolution technique de la culture matérielle de son sujet d’étude que l’impact profond qu’il a exercé sur la politique, l’économie, la société et l’art à échelle nationale et internationale »[14].
Ces catégories, discutables et discutées d’un point de vue conceptuel, n’en possèdent pas moins d’incontestables vertus heuristiques. Elles permettent notamment, dans un domaine vaste et multiforme, de se donner quelques éléments d’organisation.
Bellica. Guerre, histoire et sociétés
Call for papers for issue no. 8, June 2028
« War and Museums »
Edited by Bernard Gainot et François Lagrange
This issue of the journal, Bellica (2818-873X, CC BY-NC 4.0), to be published in June 2028, aims to bring together articles on the theme of « War and Museums. » The journal invites scholars to submit a proposal for an original article in the form of a 250-word abstract (including a provisional title, a research question, a description of the project, and the themes it touches upon) and a CV to revue-bellica@uqam.ca, before July 7, 2026.
Authors should specify the section to which their proposal relates (Varia, Débats et perspectives or Atelier de la recherche) and that they comply with the editorial guidelines for that section (see Présentation de la revue) as well as the editorial guidelines (see Recommandations aux auteurs). If accepted, articles must be submitted by 1 June 2027 to undergo a double-blind peer review process. The assessment of the proposals is based on the originality, relevance and scientific quality of the work.
« War and Museums »
On the face of it, war and the museum have little in common: war destroys while the museum preserves. And yet, war and the museum do not operate on the same level of reality. War is a very ancient human activity —dating back at least to prehistory—, varied —a chameleon, according to Clausewitz’s famous image—, and of a scope that can very early on be described as nearly universal. The museum, as a place, a word, and a concept, only truly emerged during the course of the 18th century in Europe. It took root there before transforming and spreading throughout the world (Krzysztof Pomian).
This call for contributions aims to broaden our perspectives significantly. It does so at the acknowledged risk of addressing issues on a small scale. It explores areas of inquiry that are often quite abundant and sometimes highly polarized, including the institution of museums and their collections in the face of war; mediation using these specific institutions and collections; and the scientific research conducted within museums.
I – History, Legacies, Trajectories: The Museum as an Institution and the Question of War
Two questions: That of the ‘container’ (the museum and its more or less specific typologies linked to war) and that of the ‘content’ (the collections, with all the processes of conservation, acquisition and restoration).
Museums: A Specific Institution
Attention may first be focused on the notion of the museum in its historical context, perceived today as highly problematic. At the time of its advent in Europe in its « fine arts » form, it was intended to serve as an « encyclopedic universal » (K. Pomian) whereas today it has been called into question as a « universal of overarching authority » (Souleymane Bachir Diagne) that is evolving towards a « lateral universal » (S. B. Diagne), or even denounced as a « powerful device of segregation » (Achille Mbembe).
The treatment of history, and even more so of war, implies a shift from the initial model of the museum, which is that of the fine arts museum, because aesthetics are not a paramount consideration in a military history museum. There was, in its time, a « radical distinction » between « aesthetic object » and « ethnographic object » (Jean-Loup Amselle). How and where should the « historical object » be situated? In a fine arts museum, one can emphasize the « aesthetic shock » which, according to Malraux, provides contemplation and delight: the work is sufficient unto itself. This is not always the case for the history museum, where the arrangement of the collections is carefully stressed to construct a narrative. Mediation is essential and constitutive of the relationship with the public.
This initial observation leads to a second point of reflection, more typological, but equally important, that of definitions. There are at least three categories: that of the museum (see the ICOM definition[15]), that of the history museum (see the IAMH definition[16]), and that of the military history museum (see the ICOMAM definition[17]). Two other concepts overlap, to a certain extent, with these definitions: that of the national museum and that of the institutional museum.
It is thus necessary to study and compare the histories of the various armed forces museums, war museums, and memorials (“to write a whole history of the history of collections,” Annette Becker), so numerous and so diverse as they are. A handful of names suffice to illustrate the diversity of cases. Among the best known are: the Army Museum at Les Invalides in Paris, the Historial de Péronne, the Verdun Memorial, the Royal Armouries of Leeds, the National Army Museum and Imperial War Museum in London, the Military Historical Museum of the Bundeswehr in Dresden, the Canadian War Museum in Ottawa, and the National Museum of the United States Army in Washington, D.C. Maritime museums, such as the Museum of Naval History in the Belém district of Lisbon, should also be considered.
This brief enumeration is enough to reveal a whole series of variables, with their multiple combinations: the institutional history of the establishments (in France, from the sketch of a first Artillery Museum in 1797 to the creation of a Historical Museum of the Army in 1896, then of an Army Museum in 1905); inscription in the national, regional or local dimensions; differences, always significant, of breaks and periodizations; the increasing number of themes (military museums, but also of different settings, in evolving proportions: the Naval Museum in Paris, the Air and Space Museum at Le Bourget; museums of weapons or subdivisions of weapons: communications and armored vehicles; connections with Fine Arts museums, for sections on representations [1917 exhibition at the Pompidou-Metz center in 2012]), or with museums of arts and techniques; relationships of museum establishments with sites (former Dresden arsenal, naval history museum at the Venice arsenal), monuments (Invalides, Chelsea) or architectural gestures (new building of the Canadian War Museum opened in 2005) of “bearing”.
Collections
“A collection is a set of natural or artificial objects extracted from military activities, subject to special protection, and displayed in an enclosed space designed for this purpose. The collection is universal” (K. Pomian). Compared to fine arts museums, the typology of war-related objects is often very heterogeneous (despite the existence of more or less serial components – equipment, uniforms, weapons), with significant chronological differences in the nature of the collections (photographs and audiovisual materials related to contemporary conflicts for example). We will focus here on practices, which are highly varied. The use of weapons, equipment, and uniforms assumes many forms, for example, combining weapons and uniforms to create an artifact (the mannequin or model), which is itself an element of a display that opens up new perspectives: tactical and strategic, but also social or environmental history. The question of how collections are formed deserves our attention, too. The Army Museum at Les Invalides inherited, in addition to the Artillery Museum, and various collections previously held at the War Depot. In France, the history of the museum institution runs parallel to the professionalization of the military. Other practices can be mentioned, such as revolutionary confiscations, which formed the core of the collections in the modern era (from the antique weapons depot, created in 1794), the paths to heritage preservation (status of the museum object, relationship with « objects in post-war situations » [P. Harismendy and Erwan Le Gall]), and the methods of enrichment (acquisition procedures, particularly in the context of contemporary conflicts that take into account developments in national and international law [see Part III on matters of origins]). In addition to this, we encounter the essential problems of restoration biases (trophies, relics [Odile Roynette], and replicas) and the necessities of preventive conservation (expectations for presentations in halls, essential policy of reserves).
II – Mediations in War Museums: Displaying/Explaining/Transmitting
“The objective of a History museum is to present collections […] by allowing the reconstruction of the matter of the past for a perspective on the present” (International Association of History Museums: Elements of definition for a History museum).
The Discourse “Behind” the Collections (Museology)
We have evolved from “a museum of objects to a museum of history” (General Bernard Devaux). This transformation highlights the desire for exhaustive accumulation to the increasingly selective acquisition of objects for the purposes of narrative and interpretation, and extends to the evolution of the status of objects according to the historical context. To what end? What are we transmitting? While the history museum is structured around two poles – memory and history – there is, fundamentally, a third one: that of the collections.
The narrative linking these different poles is no longer the same today as it was in the past. For example, we have moved from the repository of weapons and techniques (the Artillery Museum at Saint-Thomas d’Aquin) to the making of the soldier and the national narrative (the Army Historical Museum, established in 1896 at Les Invalides, in reaction to the defeat of 1870 and in a context where the wars of the time were essentially colonial ones). This narrative is still present in Decree 68-1074 of November 20, 1968: “to preserve the memory of the Nation’s military feats, as well as the memory of all those who died for the Nation”. Now we are moving on to treating the daily lives of soldiers in the field (after 1970), and then to societies at war (21st century). We can distinguish different national sensitivities (S. Wahnich), with an emphasis on hero-worship in the United Kingdom (Imperial War Museum), on mourning in France (Péronne, Caen), or on shame in Germany (“The War of Extermination. The Crimes of the Wehrmacht. 1941–1944,” a traveling exhibition from 1995 to 1999). Museums in the English-speaking world often incorporate an inclusive and critical approach, engaging with specific communities and focusing on peace education.
In non-Western contexts, it is also necessary to consider the uses of museums in countries requesting restitution, given that the museum institution, of European origin, does not hold the same meaning these countries. The perspective of the general population, who do not spontaneously visit exhibition places, differs from that of authorities inclined to use museums for tourism or to reinforce national identity. This shift in perspective raises both the question of the universality of the museum institution and the question of the shift in focus, moving from the object itself to the discourse produced around the collection: its educational, memorial, or patriotic dimensions.
In addition to the general question of the institution’s universality, the museum can be considered as a link, with the structural yet fruitful tension between history and memory, as well as the public’s reception of collections or exhibitions. The memorial is an institution that, at least initially, by its very nature, tends to prioritize memory over history: the Shoah Memorial in Paris, the ACTe Memorial (Caribbean Center for Expressions and Memory of the Slave Trade and Slavery) for the victims of slavery in Guadeloupe, and the Verdun Memorial. Some institutions, such as the Historial de la Grande Guerre in Péronne, are more concerned with the balance between memory and history.
Two Manners of Exhibiting
It is also important to consider the dichotomy between permanent and temporary exhibition halls. The latter often allow museums to engage with the public, particularly by addressing sensitive topics (such as wars of decolonization), and to test new scientific and museographic approaches. Completely renovating permanent exhibition spaces (as in Dresden) is more complex (and costly). It is also necessary to consider how exhibition spaces are designed to make them more welcoming in every respect to the diverse public (including those with disabilities), an area in which museums in the English-speaking world are often on the cutting edge.
The Growing Demand for the Illusion of Reality
This demand follows two increasingly popular directions, which can be combined as follows:
- digital technology and immersive devices,
- reconstruction (and artifacts).
In both cases, the aim is to (re)discover reality, or at least the sensation of reality. This ever-problematic idea, particularly in the context of war, introduces the notion of immersion, frequently but not exclusively associated with digital technology. One might then ask to what extent these two directions, integrated within the museum framework, do not, in a certain way, address Jean-Pierre Vernant’s question about the relationship between history and the past: « Historians do not aspire to bring past events back to life, to resurrect them in their flesh and blood so that witnesses feel at home there, and are once again moved and touched. That would be more the task of a work of art, a novel, a poem, or a film … But how does one express, by means of a narrative or any other textual procedure, ‘what really happened’”? (Œuvres, tome 2, Paris, Le Seuil 2007, La traversée des frontières, p. 2219-2250).
III – The War Museum, a Laboratory: Studying, Explaining, Understanding
Addressing the ever-recurring issue of origins
The question of origins is linked to that of inventory and verification. Verification is the comparison between the actual state of a collection and the inventory, to verify its number, condition, and meaning. Article 11 of the decree of May 25, 2004, defines this operation as « consisting of verifying, on-site and through documentation, based on an item or its inventory number; the presence of the item in the collections, its location, its condition, its markings, the conformity of the inventory entry with the item, as well as, where applicable, with the various documentary and archival sources, artwork files, and catalogues. »
This regular, methodical and systematic study raises, in particular, the question of the circulation of objects, the conditions of the constitution of collections, with the increasing interest in the delicate question of the return of objects and restitutions, temporary or definitive (speech by Emmanuel Macron of 28 November 2017 in Ouagadougou; Sarr-Savoy report of 2018; Senate information report of 16 December 2020; report by Jean-Luc Martinez on “Shared Heritage: universality, restitutions and circulation of works of art – Towards French legislation and doctrine on the “criteria of that which can be returned” for cultural property” of 27 April 2023), which has generated passionate debates.
This involves returning to the knowledge about and the contextualization of acquisitions (already addressed in Part II on transmissions). Core research remains to be done, as the framework of the acquisition must be carefully examined, regardless of the period and location involved. These acquisitions do not only pertain to the colonial period (e.g., objects from the palace of the King of Dahomey, or Danhomè[18]), but also to wars on the European continent (e.g., the removal of Italian works of art by Bonaparte’s troops). They also involve a highly complex history of law in a wartime context, as Xavier Perrot reminds us (« Captures, booty, trophies, pillage, spoliation… An attempt to clarify, through history, an ambiguous legal vocabulary »). This legal vocabulary sometimes only imperfectly covers situations that are often poorly documented, thus offering a very wide range of possibilities, from outright theft to personal or diplomatic gifts, including purchases at bargain prices. This is why restitution, if it occurs, requires legal and cultural precautions.
Objects from Military Collections, from « fragments of violence » (Bruno Cabanes) to Everyday Objects
These ‘fragments’ are the ways by which we understand the material culture of war (everyday utensils, the updated history of costumes and uniforms or games), a history of war seen from below, sometimes more grounded in reality than that of texts, or at the very least complementary, in an anthropological and archaeological dimension. We can also mention relief maps (of Paris and Lille) that serve as vehicles for understanding fortifications and the evolution of both urban and rural landscapes. But it is also necessary to contextualize their use as a tool of the « warlord » or, more simply, of the profession of arms. Hence a constant dialogue between reality and its representation, which underscores both the opacity and the polysemy of the object, and justifies its study as a laboratory for pluri-disciplinarity: the metallographic analysis of Renaissance armor (synchrotron) to understand the conditions of its production; the analysis of the “musketeer angels” in Latin America, at the crossroads of the history of costume; the history of weaponry; the history of art; and the history of religions.
Annexes
Museums, as such, according to the updated definition adopted by ICOM[19] on August 24, 2022: “A museum is a permanent, not-for-profit institution serving society, dedicated to the research, collection, conservation, interpretation and exhibition of tangible and intangible heritage. Open to the public, accessible and inclusive, it promotes diversity and sustainability. Museums operate and communicate ethically and professionally, with the participation of diverse communities. They offer their audiences varied experiences of education, entertainment, reflection and knowledge sharing.”[20]
History museums, as defined by the AIMH[21] (French Association of Historical Museums): “There is no clear definition of a history museum; it is defined more by what it is not (a fine arts museum, for example) than by what it is. Thus, the AIMH conducts discussions within this type of museum, whose main characteristic is having multidisciplinary historical collections (of art, science, and ethnology).”[22] This approach is complemented by that of François Mairesse’s Dictionary of Museology: “A category of museum whose scientific and cultural project focuses on a territory (country, city, or region) or a specific field (military, medicine). The concept of a history museum is relatively recent, compared to museums of art, science, or archaeology.”[23] This in no way hinders their widespread dissemination: “The number of history museums, in the broadest sense of the term, now represents the largest category of museums worldwide (40% according to UNESCO, including memorials).”[24] This leads us to cite the definition of a memorial: “A museum or exhibition center intended to commemorate an event, most often of a tragic nature (Yad Vashem, officially designated as the “Holocaust and Heroes Memorial” (1953), Shoah memorials, Resistance memorials, the Caen Peace Memorial. The mission of a memorial is, in this sense, essentially heritage-related. We also speak of a commemorative museum.” To conclude, at least provisionally, this series of definitions, it is worth mentioning the seminal characterization of the history museum proposed by Marie-Hélène Joly: “It is a place in which material traces of the past are preserved and displayed to evoke an event or a phenomenon with a more historical than aesthetic intention. »[25]
Military history museums, as defined by ICOMAM[26], an association that « promotes the study of arms, armory, artillery, fortifications, uniforms, flags, and medals, and develops relationships between museums and institutions responsible for the preservation and interpretation of these objects. This international committee is the only one to study this subject in depth from a museological perspective. » Its objectives are clearly stated: « ICOMAM’s approach is historical, scientific, and objective, and is always situated within a sociological context. The committee aims to explore both the technical evolution of the material culture of its subject of study and the profound impact it has had on politics, the economy, society, and art on a national and international scale. »[27]
These categories, while debatable and debated from a conceptual point of view, nonetheless possess undeniable heuristic virtues. In particular, they allow us to establish some organizational elements within a vast and multifaceted field.
[1] L’International Council of muséums, ou Conseil international des musées, est un réseau de professionnels des musées, qui a pour mission de promouvoir et protéger le patrimoine culturel et naturel, présent et futur.
[2] L’International Association of Museums of History, ou Association internationale des musées d’histoire, est créée en 1991 à partir d’un constat : le musée d’Histoire se définit davantage par rapport à ce qu’il n’est pas (un musée des beaux-arts, par exemple) que par ce qu’il est. La principale spécificité de ce type de musée est d’avoir des collections à caractère historique polyvalentes (d’art, de sciences et d’ethnologie).
[3] En français, Comité international pour les Musées et les Collections d’armes et d’histoire militaire. L’ICOMAM encourage l’étude des armes, des armures, de l’artillerie, des fortifications, des uniformes, des drapeaux et des médailles, et développe et entretient les relations entre les musées et les autres institutions concernées par la préservation et l’interprétation des tels objets.
[4] Les noms « Danxomè » et « Danhome » sont des transcriptions du Royaume du Dahomey dans la langue fon, langue véhiculaire de cette partie de l’Afrique. On parle aussi d’Abomey, qui désigne à la fois le plateau central, et la capitale du royaume au centre de ce plateau.
[5] Créé en 1946, en union formelle avec l’UNESCO.
[6] Site de l’ICOM, consulté le 11 janvier 2026.
[7] Créée en 1991, et affiliée à l’ICOM en 2003.
[8] Site de l’IAMH, consulté le 11 janvier 2026.
[9] Dictionnaire de muséologie, sous la direction de François Mairesse, ICOM & Armand Colin, 2022, p. 406.
[10] Ibidem.
[11] Dictionnaire de muséologie, op. cit., p. 368.
[12] Marie-Hélène Joly, « Les musées d’histoire », in Des musées d’histoire pour l’avenir, coordination de Marie-Hélène Joly et de Thomas Compère-Morel, Noésis/Historial de Péronne, p. 59.
[13] Créée en 1957, comme un sous-comité de l’ICOM.
[14] Site de l’ICOMAM, consulté le 11 janvier 2026.
[15] The International Council of Museums is a network of museum professionals whose mission is to promote and protect cultural and natural heritage, present and future.
[16] The International Association of Museums of History was founded in 1991 based on the observation that history museums are defined more by what they are not (a fine arts museum, for example) than by what they are. The main characteristic of this type of museum is that it has multidisciplinary historical collections (of art, science, and ethnology).
[17] In French, Comité international pour les Musées et les Collections d’armes et d’histoire militaire. ICOMAM encourages the study of arms, armor, artillery, fortifications, uniforms, flags and medals, and develops and maintains relationships between museums and other institutions concerned with the preservation and interpretation of such objects.
[18] The names « Danxomè » and « Danhome » are transcriptions of the Kingdom of Dahomey in the Fon language, a lingua franca of this part of Africa. Abomey is also mentioned, referring both to the central plateau and to the kingdom’s capital located in the center of that plateau.
[19] Created in 1946, in formal union with UNESCO.
[20] Official site of the ICOM, consulted on 11 January 2026.
[21] Founded in 1991, and affiliated with ICOM in 2003.
[22] Official site of the IAMH, consulted on 11 January 2026.
[23] Dictionnaire de muséologie, edited by François Mairesse, ICOM & Armand Colin, 2022, p. 406.
[24] Ibidem.
[25] Marie-Hélène Joly, « Les musées d’histoire », in Des musées d’histoire pour l’avenir, coordination de Marie-Hélène Joly et de Thomas Compère-Morel, Noésis/Historial de Péronne, p. 59.
[26] Created in 1957, as a subcommittee of ICOM.
[27] Official site of the ICOMAM, consulted on 11 January 2026.
